akatalēpsía

o degli infiniti ritorni

21 marzo 2009

1245. Un ambizioso progetto di significato



E' appena più di un truismo il fatto che, fin dalle sue origini, la filosofia abbia sempre cercato di presentarsi come il tentativo più autorevole di investire di significato il mondo circostante e, almeno da Socrate in poi, la stessa insensatezza del comportamento umano. Essa si è così storicamente configurata come una essenziale tecnica di rassicuramento nei confronti di ciò che rappresenta una minaccia per l'uomo: in primo luogo il male fisico e la morte naturale (da cui l'identificazione classica, in età antica e tardo-antica, tra sapere filosofico e meléte thanátou, meditatio mortis), ma anche il male e la morte che altri esseri umani, in cui dovrebbe ritrovarsi un'eguale volontà di senso e una identica ricerca della ragionevolezza, potrebbero e possono arrecare. La filosofia, insomma, come spiegazione della natura e insieme come dialogo tra esseri ragionevoli, si autocostituisce in qualche modo come il più sofisticato progetto di esorcizzare la violenza, di organizzare un senso contro ciò che appare insensato, inesplicabile, irriducibile all'ordine del discorso.


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5 Comments:

  • At 21/3/09 4:30 PM, Blogger JLBO said…

    A ce très beau texte que vous publiez, permettez-moi de répondre par une page du Père Varillon (extraite de "Joie de croire, joie de vivre"). Vous trouverez sans doute que ce n'est pas suffisamment "philosophique", au moins au sens "technique" du terme, mais je prends ce risque... Amicalement à vous (by the way, mes informations météorologico-botaniques m'autorisent à ajouter qu'ici il fait beau mais que la bise, glaciale, gâche un peu tout. Cela n'empêche pas les crocus de prophétiser le printemps ! J'espère que la nature vous est clémente.

    La vie a-t-elle un sens ?

    "La question qui se pose donc à tout homme est la question du sens de l’existence. C’est Paul Ricoeur qui écrit : « Il est bien vrai que les hommes manquent de justice et d’amour mais ils manquent peut-être plus encore de signification. » Qu’est-ce que tout cela signifie finalement ?

    La question la plus fondamentale de la philosophie est la question suivante : pourquoi y a-t-il quelque chose et non pas rien ? Au plan pratique, cette question devient : Pourquoi faut-il qu’il y ait un accroissement, une puissance, un plus-être ? A quoi cela mène-t-il ? Et c’est toute la question du sens et du non-sens de la vie.

    Sens selon la double acception du mot : sens comme direction, comme on dit le sens d’un fleuve ou le sens unique dans la rue ; et sens comme signification, comme on dit le sens d’une phrase. Quelle est la direction de notre existence, où allons-nous ? Et quelle en est la signification, qu’est-ce que cela veut dire ?

    Beaucoup de choses on un sens et heureusement ! L’amitié a un sens, l’amour a un sens, la culture a un sens, le progrès économique et social, le progrès de la justice dans le monde, tout cela a un sens. Du sens, il y en a partout.

    Mais il y a aussi du non-sens. Cette jeune fille de vingt ans que je vais voir à l’hôpital m’apprend qu’elle est renseignée sur son état : elle est atteinte d’un cancer et va mourir dans quelques mois, alors qu’elle est très belle, pleine de talents et qu’elle était promise à un magnifique avenir. Pour elle et pour ses proches, le fait d’être fauchée à vingt ans est absurde, n’a pas de sens. Elle me dit : « Je me révolte. » Bien loin de me scandaliser de sa révolte, je lui réponds : « Je me révolte avec vous. » Elle s’étonne, croyant que j’allais lui dire que la révolte était un péché. Devant le non-sens, devant l’absurde, la révolte est saine.

    Ce père de famille de quatre enfants qui meurt subitement à cause d’un coup de frein maladroit sur une route mouillée, c’est absurde. Un raz de marée et voilà des milliers et des milliers de Pakistanais réduits à la famine, c’est absurde, cela n’a pas de sens.

    Comment voulez-vous éviter de poser le problème de savoir ce qui va finalement l’emporter, du sens ou du non-sens ? Est-ce le non-sens qui va être vainqueur ? Est-ce la mort qui est le bout de tout ? La mort est-elle ce butoir sur lequel va buter tout ce qui a déjà un sens, et allons-nous être contraints de dire avec Paul Valéry : « Tout va sous terre et rentre dans le jeu » ? Le jeu de la nature : nos cadavres serviront de fumier pour les légumes de nos petits-enfants !

    En termes un peu plus philosophiques, est-ce que notre liberté, cette magnifique liberté qui nous permet d’émerger au-dessus des êtres de la nature sera finalement vaincue par la nature ? Je ne crois pas qu’on puisse éviter la question du sens.

    On peut n’y pas faire attention, bien sûr, et nous sommes environnés de gens qui s’enlisent dans les sens partiels de l’existence : l’amour, l’amitié, la culture, le progrès économique et politique. Pascal dirait : ils se divertissent. Autrement dit, ils vivent de façon superficielle. On peut ne pas faire attention à la question fondamentale mais elle se pose irréductiblement dès que l’on fait attention.

    Le christianisme se présente comme une réponse à cette interrogation qui nous définit comme homme. Etre chrétien, c’est croire à la réponse que Dieu donne en Jésus Christ à cette interrogation humaine. La foi chrétienne fait de nous des adversaires de l’absurde ou du non-sens et des prophètes du sens. Ou, si vous préférez, des témoins du sens."

    [1] Paul Valéry, Le Cimetière marin.

     
  • At 21/3/09 11:56 PM, Anonymous Nino said…

    Cade la neve...è l'inverno che saluta la primavera.
    Ciao e grazie per la visita.
    Grazie di cuore
    GSN

     
  • At 22/3/09 12:24 AM, Blogger Clelia Mazzini said…

    Carissimo JBLO,

    grazie per la lunga citazione di Varillon. Come immagino saprai sono atea, ma questo non mi impedisce di cogliere il senso (e il significato) di ciò che scrivono anche coloro che sono agli antipodi del mio modo di essere e di pensare.
    La tolleranza è alla base della mia filosofia scettica, è solo attraverso di essa che possiamo intenderci, anche parlando lingue (dello spirito) tanto diverse.


    °

    Nino caro,

    spero in ogni bene per te.

    Fammi sapere.

    C.

     
  • At 22/3/09 10:11 AM, Anonymous Nino said…

    Grazie... Non ho la tua mail ma, se consenti, utilezzerò il sistema che sai. Non oggi. Scriverò domani o domani dopo, con calma. Le parole sono difficili.
    Quì cade la neve.

     
  • At 26/3/09 9:23 AM, Anonymous sabrinamanca said…

    Filosofia, psicologia, religioni, tutti questi sistemi esistono per spiegare, dare un senso, ma anche una direzione (forzata), e strutturare il caos.
    Mi dico sempre più spesso che se accettassimo il non-senso, la casualità, le hazard, di essere figli di NN insomma, magari vivremmo meglio ma nell'uomo mi pare coesistano caos e domande sul caos.

    E la natura ha un progetto?

     

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